Me reste me reves de gloires, mais j'ai plus envie de chanter.

Me reste me reves de gloires, mais j'ai plus envie de chanter.
Sur un transat, il mange un esquimau. Le chocolat fond autour de sa bouche, il s'en met partout. On dirait du sang séché. Le ciel est de la même couleur que le soleil. Ce matin, on a braqué le minibar. Augustin voulait qu'on célèbre son départ. L'air a une vague odeur de jasmin. Je suis sûr que c'est le produit d'entretien. Il se lève pour aller commander quelque chose au restaurant, de l'autre côté de la piscine. Je l'observe. De longs palmiers bougent lentement derrière lui. Graphique. Il plonge dans l'eau. Il disparaît quelques secondes, puis il réapparaît. Il revient, il se rallonge sur son transat. Je regarde les parasols kitch, jaunes et rouges, et je pense que ce serait vraiment beau de les voir tous s'envoler en même temps. Sacha Sperling.

# Posté le samedi 21 novembre 2009 13:06

J'pourrais flotter inerte, tu t'en balance, et ça me ronge, ça me pourri, ça me rend dingue, ça m'fout en l'air quand je pense qu'tu t'envoie en l'air...

# Posté le lundi 28 septembre 2009 14:43

Modifié le samedi 14 novembre 2009 16:29

Le baiser de l'hotel de ville.

Le baiser de l'hotel de ville.
Le baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et ce blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. L'amour happé au vol sur un trottoir, la jeunesse insolente sur fond de grisaille parisienne bien sûr... Mais il y avait la cigarette que le garçon tenait dans sa main gauche. Il ne l'avait pas jetée au moment du baiser. Elle semblait presque consumée pourtant. On y sentait qu'il avait le temps, que c'était lui qui commandait. Il voulait tout, embrasser et fumer, provoquer et séduire. La façon dont son écharpe épousait l'échancrure de sa chemise trahissait le contentement de soi, la désinvolture ostentatoire. Il était jeune. Il avait surtout cette façon d'être jeune que je n'enviais pas, mais qui me faisait mal, pourquoi ? La position de la fille était émouvante : son abandon à peine raidi, l'hésitation de son bras droit surtout, de sa main le long du corps. On pouvait la sentir à la fois tranquille et bouleversée, offerte et presque réticente. C'était elle qui créait le mystère de cet arrêt sur image. Lui, c'était comme s'il bougeait encore. Mais elle, on ne la connaissait pas. Il y avait son cou fragile, à découvert, et ses paupières closes –moins de plaisir que de consentement, moins de volupté que d'acquiescement... au bonheur, sans doute. Mais déjà le désir avait dans sa nuque renversée la crispation du destin ; déjà l'ombre penchée sur son visage recelait une menace. Je trichais, évidemment ; je mentais, puisque je les connaissais. Enfin, je croyais les connaître.

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# Posté le lundi 28 septembre 2009 14:07

La haine est une defaite de l'imagination.

La haine est une defaite de l'imagination.

# Posté le vendredi 07 août 2009 07:59

Modifié le samedi 14 novembre 2009 16:30

Il vaut mieux être déçu que d'espérer dans le vague.

Il vaut mieux être déçu que d'espérer dans le vague.
Dors, le mal est passé et tu entres dans la danse
Le pire de côté, tes rêves entrent en cadence
Tu sèmes le bonheur à chaque pas que tu fais
Et à ton réveil la vie reprend son train.

Certes tu passe comme de l'air, dans un monde sans musique
Dépourvu de tes nuances un peu trop spécifiques
Tu nages en douleur et il est presque temps
De fermer les yeux, dans la mort qui t'attends

Et si ça fait mal c'est parce qu'il comprend pas
Qu'une mine loge dans ton coeur depuis longtemps
Et si ça fait mal c'est parce qu'il te voit pas
Alors que ton sourire enfin s'éteindra.

Dors le mal est passé, il te rattrapera pas
Le souffle coupé, tu n'es plus son appât
Ta peine s'est fendue au délire des autres
Qui oublieront bien vite que tu n'es plus des nôtres

Et si ça fait mal c'est parce qu'il comprend pas
Qu'une mine loge dans ton coeur depuis longtemps
Et si ça fait mal c'est parce qu'il ne te voit pas
Alors que ton sourire enfin s'éteindra

Et si ça fait mal c'est parce qu'il ne comprend pas
Qu'une mine loge dans ton coeur depuis longtemps
Et si ça fait mal c'est parce qu'il ne te voit pas
Alors que ton sourire enfin s'éteindra.

# Posté le mardi 21 juillet 2009 13:29

"Pour moi, tout avait impeccablement bien commencé. L'ambiance était bonne, le Dj excellent, la température agréable, les filles superbes, l'alcool à gogo, la drogue de qualité. Non indégniablement mes 33 premières années ont été parfaitement bien réussies. Mais je ne vais pas travestir la vérité. Je ne suis pas un gentil garçon. Je suis une grosse merde. Un héros moderne quoi. [...] Je suis désolé d'être tellement en avance sur vous, mais c'est moi qui vais décider aujourdhui ce qui vous plaira demain. Je me rdrogue à la nouveauté, et l'avantage de la nouveauté c'est qu'elle ne reste jamais neuve longtemps. L'idéal serait que vous commenciez par me détester avant de détester l'époque qui m'a crée. Donc voilà, je me prénomme Octave, Octave Parango. J'ai passé ma vie à vous manipuler comme 75 000 francs par mois. Quand à force d'économie vous réussirez à vous payer la bagnole de vos rêves, je l'aurais déjà démodé. Je suis celui qui pénètre votre cerveau, je jouis dans votre hémisphère droit. Votre désir ne vous appartient plus, je vous impose le mien. Jamais crétin aussi irresponsable que moi n'a été si puissant depuis 2000 ans. "
99F

# Posté le dimanche 12 juillet 2009 16:04

As-tu déjà aimé
pour la beauté du geste?
As-tu déjà croqué
la pomme à pleine dent?
Pour la saveur du fruit
sa douceur et son zeste
T'es tu perdu souvent?

Oui j'ai déjà aimé
pour la beauté du geste
mais la pomme était dure.
Je m'y suis cassé les dents.
Ces passions immatures,
ces amours indigestes
m'ont écoeuré souvent.

Les amours qui durent
font des amants exsangues,
et leurs baisers trop mûrs
nous pourrissent la langue.

Les amour passagères
ont des futiles fièvres,
et leur baiser trop verts
nous écorchent les lèvres.

Car a vouloir s'aimer
pour la beauté du geste,
le ver dans la pomme
nous glisse entre les dents.
Il nous ronge le coeur,
le cerveau et le reste,
nous vide lentement.

Mais lorsqu'on ose s'aimer
pour la beauté du geste,
ce ver dans la pomme
qui glisse entre les dents,
nous embaume le coeur,
le cerveau et nous laisse
son parfum au dedans.

Les amours passagères
font de futils efforts.
Leurs caresses ephémères
nous faitguent le corps.

Les amours qui durent
font les amants moins beaux.
Leurs caresses, à l'usure,
ont raison de nos peaux.

# Posté le mardi 07 juillet 2009 13:28

Modifié le samedi 14 novembre 2009 16:32

Just, beat it..

Just, beat it..
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# Posté le vendredi 26 juin 2009 14:29

Mais c'est vous qui l'avez voulu, mon amour..

La javanaise- Serge Gainsbourg.

# Posté le mercredi 24 juin 2009 06:11

Modifié le jeudi 25 juin 2009 08:39